Se soigner avec les Fleurs de Bach

 

by me

La bruyère folle d’Islande

Si vous faites souvent des associations d’idées comme moi, vous avez certainement, en lisant le titre, imaginé de petites fleurs mélomanes se trémoussant sur le hit de l’été 1707 “Toccata et fugue en ré mineur” du compositeur allemand Jean-Sébastien Bach.

  • Biographie

Ici, il s’agit d’Edward Bach, un médecin anglais de Birmingham, né en 1886. A 26 ans, son diplôme en poche, il nourrit une obsession : celle de trouver un traitement peu onéreux capable d’apaiser le stress et les corps des ouvriers (qui ne comptent que sur la pérennité de leur force de travail pour gagner leur vie) et ce, sans effets secondaires dévastateurs. La souffrance des autres, éveille chez lui toutes les formes les plus complètes d’empathie et de compassion. 

Edward Bach eût ceci d’extraordinaire : il prit le contrepied de cette médecine occidentale explosant au siècle des Lumières où les vrais ne sont par définition jamais faux, où le corps n’est qu’une machine indépendante de l’esprit, où tout symptôme anormal est la résultante d’un dysfonctionnement de cette mécanique habituellement si bien rodée. Le médecin voit plus loin et pense qu’il n’y a pas de maladies mais plutôt des malades. Durant ses recherches, il s’aperçoit qu’un même traitement ne guérit pas toujours une même maladie. Il s’intéresse alors de plus en plus à la personnalité du malade, avant de s’attarder sur ses symptômes.

Edward Bach

En 1914, la Guerre éclate mais l’armée remercie Bach, sa santé étant beaucoup trop fragile. D’ailleurs, les médecins jugent qu’il ne lui reste que 3 mois à vivre. Face à cette injustice et devant l’urgence d’achever ses travaux de recherche, foutu pour foutu, il déploie une énergie dont il n’avait sans doute pas conscience jusque là et voit son état s’améliorer de jour en jour. En se penchant sur les origines de cette courbe ascendante, il met en lumière ces trois facteurs : avoir un objectif, un intérêt absorbant et éprouver un amour profond.

Il identifie ces facteurs comme étant absolument nécessaires au bonheur et à une bonne santé de facto. Jusqu’en 1928, ses recherches purement scientifiques permettent de créer des vaccins ayant une incidence positive sur des maladies chroniques (de la région intestinale). Mais cette même année, il lâche les protocoles contraignants et n’obéit plus qu’à son intuition, voyant son sablier vital s’égrainer toujours trop vite. Son objectif, je le rappelle est de trouver une médecine EFFICACE, NON AGRESSIVE, SANS EFFETS SECONDAIRES, et PEU COÛTEUSE. Il est persuadé que tous les remèdes sont dans la nature. Il identifie 38 plantes répondant à 12 grands groupes de problématiques émotionnelles (aujourd’hui réduits à 7) :

Soleil sur Brin

  • la peur
  • le doute
  • la solitude
  • les préoccupations excessives
  • le désespoir et le découragement
  • le manque d’intérêt pour le présent
  • l’hypersensibilité envers ce que pensent les autres

En 1930, il publie “Guéris-toi toi-même” dédié selon lui “à tous ceux qui souffrent et qui sont dans la détresse”. Ses anciens confrères médecins le croient fou, et ne lui accordent aucun crédit.

Les méthodes matérialistes ne viendront jamais à bout de la maladie pour la simple et bonne raison que la maladie à l’origine n’est pas matérielle. (…) La maladie est dans son essence le résultat d’un conflit entre l’âme et l’esprit et ne sera jamais extirpé sans un effort spirituel et mental.

a) Une maladie peut nécessiter des remèdes différents

b) Des maladies différentes peuvent nécessiter le même remède.

Edward Bach confectionne ses élixirs, laisse macérer ses fleurs dans de l’eau pure, tout ça sous un soleil de plomb, puis il y ajoute de l’alcool pour conserver les préparations. Il aide des centaines de personnes et refuse catégoriquement de se faire payer pour ça. Ainsi, il vivote grâce aux dons d’amis ou de patients reconnaissants jusqu’à ce qu’il s’éteigne à l’âge de 50 ans.

La maladie est une consolidation d’une attitude mentale, et pour la faire disparaître, il faut traiter l’humeur du patient.

Gouttes de rosées (by me)

 

Il existe une 39ème préparation à base cette fois de 5 plantes, beaucoup plus populaire celle-ci; elle s’appelle le RESCUE. Il est bon de la garder dans son sac au même titre que ses papiers d’identité. Cet élixir vous aide à faire face aux états violents de panique, chagrin, instabilité, stress, confusion. Il peut se trouver en spray, pastilles, gouttes.

*J’ai opté pour les trois gouttes à laisser agir sous la langue.

  • Utilisation

Vous pouvez prendre 3 gouttes d’un élixir, jusqu’à trois fois par jours. Et il est possible d’en combiner plusieurs selon les états que vous souhaiter combattre (par exemple : le manque de confiance en soi et l’incapacité à agir). Référez-vous au tableau ci-en bas. Les adultes, enfants, bébés, et même animaux peuvent en consommer.  Bien entendu, les fleurs de Bach ne se substituent en aucun cas à un avis médical.

  • Ce que disent les sceptiques 

1/ Il n’y a aucune preuve scientifique de l’efficacité des fleurs de Bach. 2/ Aucune molécule ni principe actif à effet thérapeutique n’est présent dans les élixirs. 3/ Il s’agit sans doute d’un effet placebo.

  • Ce que j’en pense

Des placebos ont sauvé des diabétiques. Le bisou magique fonctionne dans tous les foyers. Le câlin aussi et pourtant il n’y a pas de principe actif dans une acolade. Toujours est-il que prendre quelqu’un dans ses bras est source d’apaisement. Le pouvoir de l’intention et de conviction sont les armes fédératrices les plus puissantes. La preuve scientifique est une justification de l’existence d’un fait. Mais ce fait existe bel et bien, SANS cette preuve.

Lecture conseillée : Le Guide des Fleurs du Docteur Bach, 6,50€, ouvrage très complet.

Où acheter mes élixirs : En pharmacie ou sur Aroma-Zen.com 8,90€ /pièce.

Avez-vous déjà utilisé des Fleurs de Bach ? Quel est votre avis ? 


credit photos (exceptés le tableau et le portrait) : DansLesHautesHerbes